Une boussole pour traverser les marchés en gardant la main : des principes éprouvés, des chiffres vrais, et la franchise sur ce que personne ne peut garantir.
De l'invention de l'action à Amsterdam (1602) aux algorithmes d'aujourd'hui, les outils ont tout changé. Les passions, jamais. Newton, ruiné par une bulle, résumait déjà tout : « Je sais calculer le mouvement des astres, mais pas la folie des hommes. »
Bachelier a montré que le prix de demain est imprévisible. Nash, qu'un avantage facile, dès qu'il est partagé, s'auto-détruit. Kelly, comment dimensionner une mise sans se ruiner. Et la finance comportementale a bouclé la boucle : le marché est irrationnel parce que nous le sommes.
La méthode sépare deux poches au comportement radicalement différent :
Le socle de sérénité. Un mix prudent dont les supports ont historiquement délivré, sur longue période, un ordre de grandeur de 4 à 6 % par an. C'est la coque : elle encaisse la houle.
La voile d'appoint. Petite, encadrée, soumise à un contrat de comportement responsable. Un budget d'apprentissage et de plaisir, jamais un moteur de patrimoine.
Aucun chiffre ci-dessous n'est une promesse. Ce sont des données observées au printemps 2026, en fourchettes, sources publiques à l'appui.
| Support | Observé récent | Risque |
|---|---|---|
| Fonds euros | ~2,6 % | Capital protégé, érosion si inflation > rendement |
| Fonds monétaire (€STR) | ~1,9 % | Faible, suit les taux courts BCE |
| Obligataire IG euro | ~3,6 % | Taux, crédit, liquidité |
| ETF actions monde | ~8–11 %/an* | Volatil : chutes de 30–50 % possibles |
*moyenne longue période, avec une volatilité réelle de 13–16 %/an. Sources : ACPR, BCE, MSCI, iShares, Cboe.
⚠ Aucun produit disponible ne garantit un minimum de 4 % et plus. Quand le sans-risque tourne à 2–3,7 %, garantir davantage serait prendre un risque caché. Le « 4–6 % » est l'ordre de grandeur d'un mix prudent à dynamique sur longue durée — jamais un plancher contractuel.
Choisis un objectif et un horizon, ou une mensualité et un objectif. La méthode n'affiche jamais un chiffre unique : toujours trois scénarios (prudent, médian, optimiste) et une marge de ±10 %.
Scénarios : prudent 3 % · médian 4,5 % · optimiste 6 % (recalibrés selon le marché). L'effet est lent la 1ʳᵉ année, puissant sur 10–20 ans.
La poche 10 obéit à des règles non négociables, tirées des mathématiques (Kelly) et de l'expérience :
On mise une petite fraction du capital, proportionnelle à l'avantage réel. Après une perte, la mise baisse automatiquement — jamais l'inverse.
Répartir la poche sur ~5 positions plutôt qu'une seule réduit la dispersion des résultats sans coûter de rendement. La seule prudence qui ne se paie pas.
Une perte maximale fixée à l'avance, qu'on respecte. ⚠ Un stop glisse en réalité : sur un gap d'ouverture, on sort plus bas que prévu. Il réduit la perte attendue, pas la perte maximale.
Ne jamais moyenner à la baisse. Ne jamais racheter le jour même pour se refaire (c'est une martingale, une trajectoire de ruine). Ne jamais grossir la mise pour rattraper.
Sur 5 ans de cours réels et des milliers de simulations, trois constats robustes — et un avertissement.
1. La diversification gagne. Étaler sur 5 valeurs au lieu d'une réduit nettement l'écart entre bon et mauvais scénario.
2. La petite poche optimise le risque. Un 90/10 offre le meilleur rendement ajusté du risque ; charger davantage la poche risque augmente les chutes plus vite que les gains.
3. Tenir bat trafiquer. Une règle qui entre et sort au « bon moment » a fait moins bien que simplement garder — en prenant plus de risque.
⚠ Ce qu'on ne fera jamais : présenter les meilleurs résultats passés comme un rendement attendu. Le passé d'un panier choisi après coup, sur une période favorable, ne se reproduit pas. Les chiffres bruts d'un backtest ne sont pas une promesse — ils servent à comprendre une structure, pas à vendre un avenir.